Paire de flambeaux en bronze doré
- Description
- Histoire
France, époque Louis XV, vers 1735–1740
Bronze ciselé et doré
Hauteur : 27cm – 10 2⁄3 inches
Largeur : 16cm – 6 1⁄4 inches
Profondeur : 16cm – 6 1⁄4 inches
Exemple similaire :
- Paire de flambeaux, époque Louis XV, collection particulière
Description
La base mouvementée de ces flambeaux en bronze ciselé et doré est ornée d’un décor alternant cartouches rocailles asymétriques et motifs de cannelures sur fond amati souligné par des volutes.
Le fût balustre est paré de motifs godronnés jusqu’à l’épaulement. Ce dernier est orné de feuilles s’épanouissant en volute, avant de s’étirer dans un mouvement torsadé jusqu’au binet.
Cette dernière partie, également sinueuse, est décorée de palmes, d’épis de blés en creux, et de courbes ciselés. Des volutes surmontent le col.
L’élégance du tourbillonnement rocaille
Les flambeaux en bronze doré prolifèrent au cours des premières décennies du XVIIIe siècle. Destinés à être utilisés par paire sur des cheminées, des tables, des bureaux, des commodes, etc ; leurs formes destinées à être vues sous différents angles sont le véhicule idéal des expérience rocailles aux formes tournoyantes animées par des courbes asymétriques ainsi que des ornements dérivés du monde végétal et marin. Rinceaux et palmettes s’étirent gracieusement le long des surfaces, ils tourbillonnent autour de silhouettes peuplées de coquilles et de fleurs dans un mouvement gracieux et serein très éloigné du fourmillement rococo que l’on associe trop rapidement au rocaille.
L’asymétrie des compositions rocailles est en réalité parfaitement contrôlée. Dans l’orfèvrerie, les ornemanistes conservent le souci d’une partie centrale qui culmine mais en l’associant à un socle qui s’élargit, guidant ainsi verticalement le regard jusqu’au déploiement de la partie supérieure à l’aide d’un jeu de courbes et contre-courbes ondoyantes dans lesquelles se prolongent les décors.
Bibliographie
- Pierre Verlet, Les bronzes dorés français du XVIIIe siècle, Paris, éditions Picard, 2003, p.190- 197.



